vendredi 6 mars 2015

J1 - Qui sera pour toujours un visa pour l'amour


On aurait pu passer nos quinze jours de vacances à l'aéroport. Pour une sombre histoire de tampon.
Il y a deux façons d'obtenir un visa de tourisme pour le Vietnam :
1) Faire une demande en arrivant sur place à l'aéroport, donner 35 dollars et attendre deux heures.
2) Imprimer une demande en France, la remplir et la déposer à l'ambassade rue de Miromesnil accompagnée de son passeport et de 80 euros en petites coupures de 10, puis rechercher le tout (sauf les sous) dix jours après.
Nous choisissons toujours cette dernière solution car après douze heures de vol l'urgence est de sortir au plus vite fumer une clope, au diable l'avarice.
Oui mais ça c'est quand personne n'a oublié de tamponner ton visa.
Et ce fut le cas cette fois. 
Et on a attendu deux heures trente. 
Et on failli repayer un visa. 
Et après une nuit de voyage sans sommeil on s'en est bien sorti. Surtout les douaniers d'ailleurs, qui peuvent se féliciter d'avoir encore toutes leurs dents.

Une fois libérés de cet enfer administratif, nous nous dirigeons vers le bus local 152 qui nous amène directement à la pension de Mr Ngo, comme chaque année. Les habitudes reviennent vite, déjeuner au Secret Garden, rooftop en forme de havre de paix arboré et ventu planqué au fond d'une ruelle.
Au menu, omelette au porc, salade de calamars et Saigon Beers.


Autre incontournable pour terminer sa nuit, la piscine du Majestic. Ivres de fatigue (et de cocktails), plonger dans une eau fraiche et s'assoupir sur un transat moelleux est un vrai délice. Et un luxe à 7 euros qu'on ne raterait pour rien au monde.



Nous adorons cet hôtel, même si (mis à part il y a cinq ans) nous préférons séjourner chez Mr Ngo près du marché Ben Thanh. Surplombant la rivière de Saigon, le Majectic est un batiment de style colonial datant de 1925, construit sur le modèle des hôtels de la côte d'azur. Et dolce y est la vita.
La vue sur le fleuve depuis la terrasse du dernier étage est imprenable et, c'est accompagné de cocktails (oui, encore) que, d'en haut, nous contemplons tranquillement l'agitation fébrile et permanente de cette grande cité.



Un dernier effort nous pousse à retourner vers la rue Pasteur pour déguster un Bún Bâu, spécialité d'Hanoi, assortiment de vermicelles de riz, poitrine fumée, pâté de crabe (peut-être), beignets de poulet (peut-être pas) concombre, herbes fraiches, papaye, saucisses et nems, servi sur un plateau en aluminium et néanmoins délicieux 


Nos paupières sont lourdes, et c'est avec un certain ravissement que nous retrouvons nos lits à 19h30 et nous laissons gagner par le sommeil, bercés par la moiteur, le son des klaxons et des "tối". (mot cher au peuple vietnamien qui exprime un mécontentement)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire